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On a tous un peu d’argent dans les Iles Caïmans

 

 

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écouter La finance imaginaire : La Finance imaginaire 
cf Capitalisme : Le triomphe de l’argent roi

 

 

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Je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature. Il ne sera pas élu. Et pourtant, il gouverne"

 

"Mon adversaire, c'est le monde de la finance.En 20 ans, la finance a pris le contrôle de nos vies. En une fraction de secondes, il est désormais possible de déplacer des sommes astronomiques, de faire tomber les banques. Les G20 se sont succédé sans résultat tangibles. En Europe, seize réunions de la dernière chance n'ont jamais rien donné. Les banques, sauvées par les Etats mangent la main de ceux qui les ont nourri. Ainsi la finance s'est affranchie de toute règle, de toute morale, de tout contrôle".

 

Hollande, le Bourget 2012

 

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La finance, mon adversaire n’a pas de visage et elle ne se présente pas aux élections". Pour le chercheur Geoffrey Geuens, cette phrase prononcée par François Hollande lors de son meeting du Bourget est emblématique du discours politique dominant qui oppose marché financier et Etat, deux entités sans chair et sans visage.

 

 

 

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Qu’y a-t-il de plus scandaleux : que M. Bernard Arnault réclame la nationalité belge afin de préparer l’ « optimisation fiscale » de sa fortune — la première française et quatrième du monde — ou que les politiques publiques successives (en France, en Belgique, ailleurs) aient offert de telles possibilités à leurs contribuables les plus opulents ? On ne peut libérer le marché des capitaux, laisser proliférer les paradis fiscaux, y compris en Europe, et se plaindre ensuite que les individus pour qui de telles décisions sont prises choisissent d’en tirer le meilleur profit.L'exercice de l'Etat et la noir finance : - l'indigné révolté :

 

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Les Financiers au Coin du Bois (1/2) [HD] : : Entre le peuple et les marchés, François Hollande choisira les marchés."
Reportage de François Ruffin.
Entretien avec Jean-Pierre Garnier, Serge Halimi et Jacques Sapir.

Les Financiers au Coin du Bois (2/2) [HD]  :

 

> " François Hollande dévoile son véritable programme à la City : tout le texte " (Partie 1/2) et les commentaires ( Partie 2/2)  - Par Adrien Levrat, François Ruffin,  Fakir23/02/2012

 

 

Plusieurs États ont décidé – ou non – de combler une lacune fiscale qui permet aux multinationales de détourner mille milliards de dollars chaque année. C’est assez d’argent pour éradiquer la pauvreté, scolariser tous les enfants et doubler les investissements écologiques! La plupart des pays veulent faire payer les multinationales, mais les États-Unis et le Canada restent indécis. Pour que les négociations aboutissent, nous devons faire monter la pression!
 
Le G8 pourrait combler un vide juridique qui permet aux multinationales de détourner mille milliards de dollars d’impôts par an: assez d'argent assez pour éradiquer la pauvreté, scolariser tous les enfants et doubler les investissements dans l'économie verte

Mille milliards de dollars, c’est d'avantage que le budget mondial de la défense. C’est plus que le budget de 176 pays réunis. C'est l'équivalent de mille dollars pour chaque famille sur Terre. Et, aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est la somme que les plus riches entreprises et particuliers parviennent à détourner chaque année grâce à l’évasion fiscale.
 

http://www.avaaz.org/fr/g8_evasion_fiscale/?btUmibb&v=25631

Apple, l’une des entreprises les plus riches du monde, n’a en gros pas payé un seul dollar d’impôt sur les 78 milliards de dollars qu’elle a engrangés ces dernières années, grâce à un système de sociétés-écrans hébergées dans des paradis fiscaux et la déclaration de ses bénéfices à l’étranger. Ces fraudes fiscales à l’échelle mondiale donnent aux multinationales une longueur d’avance par rapport aux plus petites entreprises. Elles sont aussi nuisibles à économie de marché qu’à la démocratie et à la stabilité économique.

Rendre plus difficile la fraude vers l’étranger et les paradis fiscaux. Cet ensemble de mesures impliquerait le partage d’informations fiscales entre États et l’obligation pour les sociétés-écrans de révéler qui elles cachent. Si les discussions avancent cette semaine, le G8 pourrait accepter ces mesures ce mois-ci.

Dans ces temps de privation où tous les États réduisent leurs dépenses sociales, pourtant vitales, il est scandaleux de voir que les plus riches peuvent se soustraire à leurs obligations (surtout quand cette crise a été causée par des dépenses excessives pour sauver des banques appartenant à ces mêmes richissimes individus). . Nous ne pouvons pas laisser les lobbyistes gagner dans l’ombre. Faisons toute la lumière sur ces discussions pour attirer l’attention de tous sur cette décision, dont les conséquences sur la planète seront primordiales:

 

Le trésorier de campagne de François Hollande, Jean-Jacques Augier, n’est pas le seul à avoir de l’argent aux Caïmans. Nous aussi. Vous aussi.

 

Si si, vous allez voir.
 
[Lire l'article complet sur rue89.com]

 
J’avoue 05/04/2013 à 12h52

On a tous un peu d’argent dans les Iles Caïmans

Elsa Fayner | Journaliste Rue89

 

Le trésorier de campagne de François Hollande, Jean-Jacques Augier, n’est pas le seul à avoir de l’argent aux Caïmans. Nous aussi. Vous aussi. Si si, vous allez voir.


Pour Gabriel Zucman, chercheur à l’Ecole d’économie de Paris, la question ne se pose même pas :

« Nous sommes tous un peu clients, indirectement, des Iles Caïmans. Toutes les institutions financières françaises – banques, compagnies d’assurance, etc. – font toutes du business avec ces îles. »

L’explication est simple. Les institutions financières françaises placent l’argent de leurs clients dans différents produits pour diversifier les risques. Et, dans ces portefeuilles de placements, se trouvent quasi systématiquement :

 

  • des « hedge funds », ces fonds spéculatifs adeptes d’un recours massif à l’endettement ;
  • des actions de sociétés américaines.

35 milliards de dollars « français »

Or les fonds spéculatifs sont enregistrés pour la plupart aux Iles Caïmans – le pays est leader en la matière.

 

Et de nombreuses sociétés américaines sont domiciliées aux Iles Caïmans, elles y ont placé leur siège social (les entreprises européennes, elles, préfèrent les Pays-Bas). C’est une situation que Barack Obama dénonçait d’ailleurs durant sa campagne de 2008, rappelant qu’un bâtiment (le Ugland House Building) servait à lui seul de boîte aux lettres à plus de 1 200 sociétés américaines.

 

Les Caïmans sont le sixième centre financier mondial, selon les données de la Banque des règlements internationaux.

 

La France y possède 35 milliards de dollars en titres financiers, selon les derniers chiffres du Fonds monétaire international (FMI) :

  • 14 milliards en actions (dont les hedge funds),
  • 21 milliards en obligations.

Mon assurance vie sous le soleil

La probabilité qu’une partie de mon argent se trouve aux Caïmans est particulièrement forte si j’ai souscrit des parts d’une société d’investissement à capital variable (Sicav) (ou d’un autre organisme de placement collectif en valeurs mobilières, OPCVM) – c’est souvent le cas des titulaires d’assurances vie.


« La Grande Evasion » de Xavier Harel, éd. Les Liens qui libèrent, janvier 2010 

 

Et si le client choisit dans ces cas-là la composition de son panier (actions françaises, actions de pays émergents, obligations, etc.), il ne le fait qu’en fonction des informations dont la société de gestion dispose. Or, les systèmes financiers sont tellement interconnectés, qu’il est vite difficile de savoir qui est qui.

 

La moitié des Sicav détenues en France se trouvent ainsi en fait au Luxembourg, indique le journaliste Xavier Harel, auteur de « La Grande Evasion » (éd. Les Liens qui libèrent, janvier 2010) :

« Il y a des milliers de Sicav différentes, donc forcément, à un moment, il y a de fortes chances pour que ça passe par les Iles Caïmans. »

Rappelons que 62% des Français possèdent une assurance vie, selon les données de l’Insee. Et 19% possèdent des placements risqués comme les actions, les Sicav ou d’autres OPCVM. Ce sont eux qui ont le plus de « chances » d’avoir de l’argent aux Caïmans.

Mon compte en banque n’est pas épargné

La preuve par la crise des subprimes

Une grande partie des emprunts hypothécaires américains – les subprimes – ont été transformés en titres financiers. Cette opération a été effectuée aux Iles Caïmans : des sociétés ont là-bas créé des titres correspondant aux subprimes, et les ont mis en circulation, explique Gabriel Zucman.

 

Des investisseurs du monde entier ont acheté ces titres, en prenant « un peu de tout » pour leurs placements. C’est ainsi que les risques liés aux subprimes se sont propagés dans le monde entier : tout le monde en possédait un peu.

 

Si je n’ai pas d’assurance vie, pas de Sicav, juste un compte en banque classique, je ne suis pas pour autant épargné.

 

Le rôle des banques étant de prêter de l’argent, une partie des sommes que j’y dépose est prêtée à d’autres clients. Or, parmi ses clients, la banque peut très bien compter un Jean-Jacques Augier, dont je finance ainsi très indirectement les activités aux Iles Caïmans, comme le remarque Xavier Harel.

 

Surtout, les grandes banques effectuent des opérations spéculatives avec leur argent, qui est, en partie, le nôtre.

 

Plus d’une a ainsi frôlé la faillite lors de la crise financière. La Grande-Bretagne a du coup adopté un ensemble de dispositions en vertu desquelles les banques devront séparer les deux activités afin de mieux protéger leur clientèle en cas de nouvelles crises.

 

La France de François Hollande a fait semblant de l’imiter. Mais la réforme finalement votée n’a pas été à la hauteur de la promesse.

 

Certes, les banques françaises ont fortement réduit leurs activités spéculatives, pour fonds propres, depuis la crise, signale l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) : les autorités de régulation les ont rendues plus coûteuses . Il n’en reste pas moins toujours possible de les pratiquer.

Des produits hors paradis fiscaux ?

Mettre fin à ce système ne serait pas très compliqué selon Xavier Harel :

« Il suffit que les autorité décident qu’il est désormais illégal d’avoir une relation avec une entreprise dont on ne peut pas connaître les bénéficiaires. C’est la manière la plus simple de viser les paradis fiscaux. »

Mais pour l’instant, seules quelques banques, comme le Crédit Coopératig ou la NEF, garantissent des placements hors paradis fiscaux, et sans spéculation

 

P.-S. : Un grand nombre des campagnes d’Avaaz sont lancées par des membres. Créez la vôtre dès maintenant et remportez une victoire sur une question qui vous tient à cœur, qu’elle soit locale, nationale ou mondiale.


POUR EN SAVOIR PLUS:

VIDEO: Apple soupçonné d'évasion fiscale (Le Figaro)
Président du G8, David Cameron veut lutter contre l'évasion fiscale (La Tribune)
L’UE veut faire front commun contre l‘évasion fiscale (Euronews)
Ouverture d’une enquête mondiale contre les paradis fiscaux (La Croix)
Le monde a besoin de 30 milliards de dollars par an pour éradiquer le fléau de la faim (FAO)
Dépenses militaires en pourcentage de PIB (Banque Mondiale)
Sur Rue89
 


12/08/2013
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